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La panicule ou inflorescence
du riz émerge sur une tige fertile au niveau de l'articulation
du limbe et de la gaine foliaire de la dernière feuille dite
"feuille paniculaire". La panicule, plus ou moins érigée,
plus ou moins compacte, selon les variétés, est composée
d'un pédoncule prolongé par un rachis aux noeuds plus
ou moins rapprochés. Le rachis porte des ramifications qui sont
des racèmes ramifiés eux-mêmes en racémules
d'ordres supérieurs. Ils portent des épillets pédicellés
uniflores, c'est-à-dire composés d'une seule fleur chacun.
Chaque fleur est protégée par de petites pièces
florales : les glumes et les glumelles. |
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Chaque épillet est uniflore, c'est-à-dire
qu'il n'est composé que d'une seule fleur et est porté
par un pédicelle. Il présente à sa base deux petites
bractées, les glumes, surmontées de deux grandes bractées
refermées l'une sur l'autre, les glumelles : une glumelle inférieure
(la lemma) et une glumelle supérieure (la paléa). Ces
dernières portent 5 nervures dont la nervure centrale, surtout
chez la lemma, peut se prolonger par une aristation dont la taille et
la forme sont des caractères variétaux. De plus, les glumelles
sont souvent couvertes d'une légère pilosité. |
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A la base de l'épillet, les glumes (une
glume supérieure et une glume inférieure), très petites
et portées par le pédicelle, sont deux bractées extérieures,
à structure de feuille. Elles embrassent la partie inférieure
des deux glumelles. Image riz-26339 |
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La lemma est la glumelle inférieure.
Elle s'insère sous le point d'insertion de l'autre glumelle (paléa).
La coloration des glumelles est un caractère variétal, mais
cette coloration n'est définitive qu'à la maturité.
L'abondance et la taille des poils ou pilosité sont également
un caractère variétal. Image riz-26349 |
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La paléa ou glumelle supérieure
s'insère plus haut que la lemma sur le pédicelle de l'épillet.
La coloration des glumelles est un caractère variétal, mais
cette coloration n'est définitive qu'à la maturité.
L'abondance et la taille des poils ou pilosité sont également
des caractères variétaux. Image riz-26350 |
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Les deux glumelles sont étroitement imbriquées
l'une à l'autre, la paléa (glumelle supérieure) étant
sertie par la lemma (glumelle inférieure). Image riz-27235 (i-rizfruitglum) |
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Les épillets peuvent être dits
"barbus" parce qu'aristés comme ici, l'aristation étant
le prolongement de la nervure centrale de la glumelle inférieure.
Cette barbe est une caractéristique variétale. Elle peut
avoir diverses formes et être plus ou moins importante. Quand elle
n'existe pas chez une variété, on parle de "variété
mutique". Image riz-36247 (dr-3792) |
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L'épillet ne contient qu'une
seule fleur hermaphrodite qui possède donc à la fois l'androcée
(étamines) et le gynécée (ovaire). Le pollen produit
par les anthères a une durée de vie qui ne dépasse
pas les 5 minutes tandis que les stigmates du gynécée peuvent
être réceptifs durant une semaine. rizepillet.htm Image riz-26362 |
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Après ablation des glumes et
des glumelles, on peut observer le gynécée entouré
par l'androcée. Du centre vers l'extérieur, on découvre
: l'ovaire, contenant un seul ovule et surmonté de deux styles
aux stigmates plumeux, six étamines portant les six anthères
bilobées et, à la base, un périanthe réduit
à deux petits organes incolores qu'on appelle les lodicules et
dont le gonflement, à l'anthèse, provoque l'ouverture des
glumelles. rizepillet.htm Image riz-26368 (ir-anthers) |
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L'appareil reproducteur femelle ou gynécée
(à gauche) comprend un ovaire allongé ne contenant qu'un
seul ovule surmonté de deux styles garnis de stigmates plumeux,
dont la coloration peut varier du blanc au violet très foncé
selon les variétés. L'appareil reproducteur mâle ou
androcée (à droite) comprend six étamines (ici débarrassées
de leur filet) portant chacune une anthère cylindrique à
deux lobes très développés. Image riz-36246 (dr-3794) |
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L'appareil femelle est ici isolé ; il
est composé d'un ovaire uni-ovulaire surmonté de deux styles
porteurs de stigmates plumeux. Un épaississement du pédicelle
sert de socle à l'ensemble. Image riz-26604 (ir-ovoaireint) |
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A l'anthèse, lemma et paléa s'écartent
sous la pression des lodicules qui gonflent à leur base laissant
apparaître les étamines. L'ouverture de la fleur ne se fait
généralement qu'après que la fécondation ait
eu lieu à l'abri des glumelles encore fermées. L'autofécondation
est donc une règle qui ne souffre que de peu d'exception (1 à
10%) en fonction des variétés et de la densité des
populations d'insectes butineurs. Certaines variétés sont
totalement cléistogames, c'est-à-dire que les glumelles
ne s'entrouvrent pas et qu'il y a donc autofécondation à
100%. Image riz-26345 |
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Après fécondation, les lodicules
se dessèchent et permettent aux glumelles de se refermer sur l'ovaire
désormais fécondé qui se transforme en grain. Les
glumelles et les glumes vont virer du vert au brun plus ou moins foncé
pendant la formation de l'albumen et de l'embryon qui constitueront le
grain de riz. Image riz-26682 |